La narcose ou l’ivresse des profondeurs apparait à partir d’une trentaine de mètres de profondeur pour les personnes les plus sensibles. Mais on considère qu'à partir de 60 mètres, tout le monde est plus ou moins narcosé. Ce phénomène est lié à l'augmentation de la PP d'azote qui semble agir sur les liaisons neurologiques.
En France, la profondeur maximale est de 60 mètres ce qui correspond à une pression partielle de 5,6 bar :
PPN2 = 7 x 0,8 = 5,6 bar
Certains facteurs amplifient le phénomène de narcose.
L’excès d’azote agit sur le système nerveux et cause des troubles du comportement. Il est donc important de connaitre les symptômes pour réagir rapidement. Les effets varient d’une personne à l’autre mais citons :
Il faut remonter le plongeur pour faire diminuer sa pression partielle d'azote. Les effets disparaissent alors assez rapidement. Dans certains cas, les plongeurs oublient ce qui s'est passé pendant la durée de la narcose.
L'organisme s'habitue à la narcose d'ou l'importance de la plongée dite de réadaptation qui permet en début de séjour de réadapter le corps aux effets de l'azote. Il faut habituer doucement l'organisme à la profondeur.
Il est préférable de descendre en ralentissant à partir de 30 mètres en évitant des retournements brusques. En cas de fatigue, éviter les plongées profondes.
L'utilisation de mélanges comme le Nitrox ou le Trimix qui modifient la proportion d'azote, permettent de diminuer la pression partielle d'azote et donc l'effet de narcose.