Bonjour Vincent, pouvez-vous vous présenter ?
J’ai travaillé dans les métiers de l’électricité, ainsi que dans le réseau informatique et la téléphonie d’entreprise pendant une quinzaine d’années. J’ai ensuite décidé de changer d’orientation professionnelle après un séjour plongée aux Maldives, ayant trouvé les fonds marins tellement plus passionnants que les chantiers d’alors. J’apprécie énormément de travailler avec une clientèle détendue, en vacances, plutôt que continuellement stressée par les tracas quotidien que génère la vie en Europe.
J’ai donc fermé la petite entreprise que je dirigeai alors à Strasbourg, et répondu à la première offre d’emploi trouvée sur le net, comme moniteur de plongée. Ce qui m’a amené aux bords de la Mer Rouge en 2003. J’y ai séjourné dans les principales stations balnéaires d’Egypte jusqu’en 2008, pour une petite escapade d’un an aux Maldives.
Comment avez-vous découvert la fluorescence ?
J’ai découvert la fluorescence en 2004 dans un magazine, et c’est 3 ans plus tard que j’ai eu l’occasion de travailler avec une équipe de scientifiques pour réaliser un audit du récif à El Quseir en Egypte. C’est à ce moment, que j’ai enfin eu l’opportunité d’expérimenter ma première plongée fluorescente.
La fluorescence est le nom donné pour l’absorption de la lumière à une longueur d’onde spécifique et sa restitution à une longueur d’onde différente. Elle est due à des protéines contenues dans les coraux et autres créatures ainsi que dans les végétaux. Il s’agit donc d’exciter ses protéines avec une lumière particulière pour leur faire réémettre de la fluorescence. Comme cette fluorescence est plus faible que la lumière émise, on utilise un filtre à placer sur le masque de plongée, dont le rôle est de bloquer la lumière émise par la torche pour ne laisser passer que la fluorescence.

Il est possible d’utiliser des ultra violets également, mais nous utilisons une lumière bleue filtrée qui donne de bien meilleurs résultats et qui de plus a l’avantage, contrairement au ultraviolets, de n’être nocive ni pour les yeux, ni pour les créatures sous marines.
Lors de ma première plongée fluo, j’ai été absolument fasciné par ce que je voyais, je n’aurais jamais pu imaginer que le récif puisse se présenter sous cette forme. On à l’habitude de voir les objets qui nous entourent, par la lumière qui se reflète dessus, dans le cas de la fluorescence, la lumière est émise directement par les objets eux même. De plus, on découvre une multitude de créatures, totalement ou pratiquement invisibles à la lumière naturelle. On trouve de la vie, même dans les endroits les plus inattendus. Je dois avouer avoir changé mon comportement sous l’eau depuis. Avant, j’avais bien souvent tendance à m’appuyer au récif a l’aide d’un ou deux doigts, toujours en sélectionnant une roche ou bien un corail mort. Depuis que j’ai pu y observer de minuscules pousses de coraux invisibles à la lumière normale, je n’ose plus toucher à rien. Même un fond de sable apparemment désert, regorge de vie et de créatures délicates.
Qu'est-ce que le "Blue Light Night Dive" ?
Suite à cette première plongée, j’ai décidé qu’il fallait absolument partager cette expérience avec les plongeurs récréatifs. J’ai trouvé inacceptable qu’un tel produit soit jalousement gardé par les scientifiques. Je me suis donc mis en rapport avec le fabricant, qui est avant tout un scientifique lui aussi, et qui produit ses lampes un peu artisanalement. Ma tâche maintenant est de promouvoir le concept Blue Light Night Dive auprès des centres de plongées et c’est la raison pour laquelle je suis de retour en Egypte. C’est un produit exceptionnel, pour les plongeurs expérimentés, même les plus blasés y trouvent leur bonheur. La remarque qui revient le plus souvent en fin de plongée, au moment de retirer le détendeur est : « WOUAW » De plus, l’aspect écologique ne doit pas être négligé, puisque il permet d’avoir une relation plus « intime » avec le récif et modifie le comportement. Cela fait naitre auprès des plongeurs, un nouvel intérêt pour l’environnement. C’est également un formidable support pour les cours de biologie ou de photographie.
Je travaille actuellement en partenariat avec plusieurs centres de plongée à Sharm El Sheikh et offre quotidiennement ses plongées de nuit exceptionnelles.

Le produit destiné aux centres de plongée, est livré sous forme de kit, incluant un nombre de torches et filtres aux choix. Il comprend également une présentation théorique multimédia très pratique, disponible en 8 langues différentes, expliquant ce qu’est la fluorescence, comment se comporter durant la plongée, et ce qu’ils peuvent s’attendre à voir. Il y a aussi de nombreux outils et supports promotionnels ainsi qu’un guide avec des conseils pour en tirer le meilleur avantage et garantir un maximum de sécurité. C’est un kit « clé en main » très facile à mettre en place.
Naturellement, le produit est également disponible à la vente à l’unité, pour le public.
Les photographes amateurs ou professionnels trouveront également les accessoires nécessaires pour adapter leurs appareils, accompagné d’un guide pour photographier la fluorescence.
Merci Vincent !
Vous pouvez retrouver Vincent sur son blog.